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J6 : Transfert / Retour à la côte

  Il est 7h00. Ca y est mon aventure lunaire se termine. Je m’extrais du lit de ma tente dortoir. Je m’équipe une dernière fois avec ma tenue polaire spéciale Concordia : chaussettes + sous-pull technique Merinos + polaire + combinaison intégrale + bottes + sous-gants + cache-col + bonnet + lunette. Je parcours une dernière fois à pied la distance (300m) qui me sépare des tours de Concordia. Je retrouve une « petite « équipe » un peu fatiguée par la fête improvisée de la veille au soir. Ricardo, le station leader, conclut notre dernier petit déjeuner par une séance protocolaire de remise de diplômes de franchissement du cercle polaire antarctique et de souvenirs (polo floqué du logo de la station de Concordia) pour les officiels. Puis c’est le rangement de mes affaires, l’échange des numéros de téléphone pour rester en contact avec l’équipage dont j’ai partagé quelques heures de campagnes d’été et d’hivernage, les accolades fortes, et l’approche de l’a...

J5 à Concordia

Aujourd'hui je viens de nouveau de vivre une journée intense à Concordia, et je pense que si j’étais resté plus longtemps, chaque journée supplémentaire aurait aussi été intense. Tout d’abord, le mal des montagnes est un souvenir pour moi. Pas de chance, je redescends demain. Toujours est il que j’ai un état de forme correct qui m’a permis de : -           - Porter mon deuxième carton de ma mission ; -           - Me lever de bonne heure ce matin pour assurer mon service base de 6h50 à 9h00 : mise en place des tables, vaisselle, nettoyage de la salle de restauration Du coup bien lancé par cette mise en route matinale, je suis parti à la découverte de la cave sismologique située à 1 100 m des deux tours. La cave est la plus éloignée possible pour être éloignée des turbulences mécaniques générées par les activités matérielles et humaines de la station mais est la plus proc...

J3 à Concordia

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Après cette première et deuxième journée, je m'attendais à redescendre un peu de mon nuage. Et bien non, je suis allé encore plus haut pour me rapprocher de la lune. En descendant vers le point le plus austral de ma mission, j'ai vraiment touché notre bon vieux satellite. Les paysages lunaires et désertiques traversées pendant 3 heures sans le moindre obstacle à l'horizon qui puisse accrocher l'oeil ont été envoûtants.   Devant moi, le grand sud ! Ma journée a pourtant commencé le plus normalement possible par un réveil à 7 h après une nuit reposante. Le mal des montagnes se dissipe dans les brumes de Dome C. Mes constantes matinales étaient bonnes (87% de saturation en O2 et 75 de pulsation cardiaque). Le petit déjeuner est servi à partir de 7h sur la station. A 8h le station leader procède à un briefing collectif dans la salle de restaurant : il revient sur les faits marquants de la veille (notre exercice d'évacuation du 2ème étage en sautant de 6 m de haut dans u...