J45 à bord de L’Astrolabe

La mer à perte de vue. J’attaque une deuxième journée sans autre matière environnante que l’eau de mer et le ciel séparés par la ligne d’horizon. Je sors une tête sur les ponts périphériques pour ressentir la houle de Sud Ouest finement hachée par une mer de vent de Nord Ouest. La température est clémente. Le vent est à 25/30 nœuds. Les crêtes de vagues moutonnent.

Je rentre en passerelle et me lance dans un croquis de la mer et du pont avant, que je colorise en début d’après midi.

L’Astrolabe a réduit sa vitesse nous filons désormais 11noeuds car il est inutile d’arriver avant lundi matin au port d’Hobart où sont programmés les procédures douanières. Il reste aussi à l’équipage les travaux de déssalage du bâtiment.

Ce ralentissement permet aussi indirectement d’économiser un peu de carburant.

Le ralentissement nous expose également a davantage de roulis. Le début d’après-midi est plus mouvementé. Je me dirige vers ma bannette pour me plonger à l’horizontal dans cette mer un peu plus agitée. Je somnole entre deux eaux, je reprends ma liseuse et accompagne Sarah et Suzanne dans leurs aventures littéraires entre les mains d’Eric Reinhardt. L’auteur utilise un subterfuge littéraire assez habile pour confronter son modèle et son héroïne. La lecture de ce roman (du moins jusqu’à ses deux-tiers est jouissive. Cet échange fictif entre un écrivain, son inspiration et son roman est une belle tournure de l’esprit.

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