J44 à bord de l’Astrolabe
Le bercement de la houle m’a précipité dans les bras de Morphée et a retardé mon réveil.
Aujourd’hui, c’est la première journée de traversée sans voir de terres. Hier nous apercevions la calotte glaciaire. Aujourd’hui dans notre horizon à 360 °, il n’y a que de l’eau. Nous faisons cap plein nord. Nous filons toujours à 14 nœuds.
Au réveil je suis en pleine forme, si bien que j’entreprends l’ascension vers la passerelle. Une fois en haut tout continue de bien aller. Je sors sur les débordées et monte sur le pont supérieur, histoire de prendre l’air et de vérifier qu’aucune terre, ni icebergs, ni navires n’encombrent l’horizon.
Le vent est fort et fouette mon visage avec la violence de ses 20 nœuds. Je ne reste pas longtemps et regagne la passerelle. Puis je laisse se dérouler une journée ordinaire au milieu de l’océan. Je travaille sur des compte-rendus, j’échange avec les personnels du SHOM sur les valeurs altimétriques à prendre en compte dans la lecture des cartes marines, en prévision des études sur un nouveau quai que je viens de lancer. A 11h30 en sortie de déjeuner des babordés, je lance un film dans le salon (« Ready player one » de Steven Spielberg). A 14h00 je suis de nouveau dans la salle à manger en train de tapoter sur mon clavier pour progresser dans la rédaction de mes rapports.
La coursive des salles de restauration et de détente est calme en journée. Chaque marin vaque à ses occupations.
Il est 18h30. L’horizon est gris. Nous avons brièvement aperçu le soleil aujourd’hui. Il semblerait que la dépression au sud de la Tasmanie nous attende et nous fasse déjà un peu d’ombre.
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