J31 à DDU
Je passe ma matinée à m’entretenir avec Stéphane (de Ploumoguer) qui a fait le premier hivernage de Dôme C en 2005 et qui a participé aux travaux d’extension de Cap Prudhomme. Stéphane était à l’origine technicien polyvalent et est devenu très vite « chaudard » puis « chef chaudard ». J’évoque avec lui les hypothèses possibles de localisation des espaces de travail qui lui sont propre pour pratiquer ces tâches quotidiennes de chaudronnerie. Il a une petite dizaine de campagnes et hivernages à son actif. Son avis m’intéresse. La force de ces rencontres est impressionnante puis’en parlant avec les uns puis les autres de sujets satellites, je finis par corriger des incompréhensions ou voir la lumière s’allumer dans mon cerveau sur des sujets un peu flous
En début d’après-midi une vingtaine de personnes embarquent sur L’Astrolabe pour une mission maritime le long des côtes orientales. Le programme initial a dû s’adapter aux modifications des programmes scientifiques. La destination finale de Commonwealth bay est annulée, mais pas celle de Port-Martin ni de Cap Jules. Deux équipes de scientifiques et Claire, la doc’ qui les accompagne, dormiront à Port-Martin dans des tentes. Une première pour les équipes en charge des opérations à l’Institut polaire.
Je tire à ce moment de mon blog un grand coup de chapeau archi mérité à Greg, responsable des opérations Antarctique (DDU, Concordia, Cap Prudhomme), Nina, coordinatrice logistique, Coline, coordinatrice des programmes scientifiques et Emilie ma cheffe et ici responsable des opérations techniques qui chaque jour abattent un travail monumental pour prévoir, anticiper, programmer, manager, encadrer des dizaines d’opérations avec de multiples interlocuteurs. Je les côtoie au quotidien, et je peux vous assurer de l’entière dévouement à ces tâches éminemment fondamentales pour le respect des règles de sécurité et le bon déroulement des programmes des trois entités : sciences, logistique, et technique. LE savoir est une chose, le voir en est une autre ! Il faut une vigilance permanente, une étroite coordination, et un calme olympien pour gérer les situations inédites qui s’enchaînent.
La station retrouve pour 4 journées un calme appréciable par la diminution de ces effectifs. L’appareillage du bateau relâche un peu ma mélancolie de mon prochain départ. Je reprends un peu de plaisir à voir ma mission se poursuivre lors de ces dix dernières journées.
En ce samedi après-midi pour garder un rythme « continental » des samedi après-midi à Mescleuziou, je fais des aller-retours avec Emilie et Nico à la déchetterie pour trier nos déchets en provenance de Prudhomme et du Lion. Cela me fait penser que je n’ai pas pris de photos de ces engins d’un autre temps qui nous rendent des services inestimables. J’essaierai de corriger cet oubli prochainement.
Voilà, l’après-midi touche à sa fin, les collègues de DDU qui avaient rallié tôt ce matin Cap Prudhomme pour participer au « micro-raid » de préacheminement des charges sur le continent sont rentrés. Ils ont fait un aller retour de plusieurs heures dans la rampe de la calotte glaciaire. Ils auront plein de choses à nous raconter au dîner !
Je clos cet article après un court intermède occasionné par l’appontage de l’hélicoptère sur le pont arrière de L’Astrolabe, en route vers les côtes Est de la Terre-Adélie.
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